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FICHE D'UN BÂTIMENT 
Identification  
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La maison-magasin vue des l'intersection des rues Notre-Dame et Bonsecours.
©Denis Tremblay, 2016
 
Détail de la devanture.
©Denis Tremblay, 2016
 
Mur arrière par rapport à la rue Notre-Dame.
©Denis Tremblay, 2016
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Maison-magasin George-Étienne Cartier

Adresses civiques :
Construction et  
modifications majeures :

1844-1845/ vers 1900 

Plans de localisation :
Caractères physiques :
  • Nombre d'étages : 3
  • Matériau dominant : pierre
  • Type de toit principal : plat

Pour plus d'information sur les caractères physiques du bâtiment, veuillez consulter le relevé des caractères physiques.

Pierre :

En l'absence d'une mention de confirmation, l’identification « pierre grise de Montréal [calcaire] » est présumée d’après l’apparence et l’époque d’utilisation.

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Histoire du bâtiment  
 

Cette maison-magasin est construite en 1844-1845 suivant une commande de George-Étienne Cartier. Propriétaire de l’emplacement avec une maison à l'angle des rues Notre-Dame et Bonsecours depuis le printemps 1842, Cartier fait appel à l’entrepreneur Olivier Fréchette pour lui construire la maison-magasin. Comme d’autres bâtiments similaires, celle-ci est conçue pour être utilisée à des fins résidentielles et commerciales. Ainsi, au printemps 1845, l’épicier Joseph Nickless devient le premier locataire de la partie gauche du bâtiment, comprenant un magasin au rez-de-chaussée et un logement au-dessus dont une cuisine et deux chambres [pièces?] au deuxième étage (immédiatement au-dessus du rez-de-chaussée) et quatre chambres et un cabinet d’aisance au troisième (sous l'étage de comble qui ne serait qu'un grenier?). Un bail portant sur la partie droite, consenti à un libraire en mai 1846, démontre que l’occupation des lieux y est semblable. Après le décès de George-Étienne Cartier en 1873, les héritiers conservent et transmettent la propriété pendant 80 ans.

L’immeuble conserve cette double vocation commerciale et résidentielle jusqu’à ce jour. Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, on y trouve principalement de petits commerçants, tels qu'hôtelier, tailleur ou modiste, bijoutier et coiffeurs offrant leurs produits et services à la population locale. Parmi eux s’illustre notamment le pharmacien Pierre-Étienne Picault, de 1848 à 1869. Au cours de la première moitié du XXe siècle, le marchand de tabac Louis Bissonnette tient son commerce de 1930 à 1940 environ dans la partie droite du rez-de-chaussée, alors que l’hôtel d’Uldéric Gauthier (de 1900 à 1925 environ) puis une épicerie occupent le magasin au coin des rues Notre-Dame et Bonsecours. Les résidants des logements sont fréquemment les mêmes personnes qui occupent les espaces commerciaux de l’immeuble, l'hôtelier pouvant sans doute louer des chambres aux étages en plus de servir nourriture et alcool au rez-de-chaussée. En 1953, la succession Cartier vend la propriété. Il y a un restaurant dans l'immeuble depuis cette vente, un changement de clientèle ayant apparemment cours après 1970. L'autre local commercial, longtemps occupé par des boutiques à compter de cette même décennie, abrite en 2015 un second restaurant. Il y a toujours des logements aux étages. Des travaux partiels ont été faits au fil des années, dont la mise en place de fenêtres à six carreaux vers 2010.

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Élévation latérale, rue de Bonsecours.
©Ville de Montréal, vers 1995.
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Élévation principale.
©Ville de Montréal, vers 1995.
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Les fenêtres ont été changées.
©Denis Tremblay, 2005
 
Architecture  
 

Cet immeuble présente de façon évidente les caractéristiques d'une maison-magasin des années 1840, incluant son coin arrondi alors très en vogue, mais un toit plat a remplacé ce qui devait être à l'origine une toiture en pente. Cette maison d'angle, comme d'autres de son époque, occupe presque tout le lot (sauf une courette enclavée, sans lien direct avec une rue, sur laquelle donnent des fenêtres). Le bâtiment comporte toujours au rez-de-chaussée des devantures commerciales munies des vitrines (remplacées et modifiées à travers le temps, les premières ayant sans doute été dotées de châssis à carreaux) tandis qu'aux étages apparaissent un parement de pierre taillée à joints maigres, fait de hautes assises uniformes, et des fenêtres percées de façon régulière pour les appartements. Ce sont autant d'éléments typiques des maisons-magasins. Font aussi partie de ces éléments les composantes d'esprit néoclassique courantes au rez-de-chaussée – pilastres et entablement – sur les deux façades. Les fenêtres de moindre hauteur au dernier étage s'inscrivent également dans cet esprit classique. Les fenêtres à six carreaux mises en place vers 2010 rappellent par ailleurs la seconde moitié du XIXe siècle. Certaines entrées ont pu être déplacées au fil du temps, mais aujourd'hui comme hier (sans doute), des portes desservent les commerces et d'autres, les logements.

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photographie Denis Tremblay, 1998
 
 
Construction initiale  
 
Date de construction :

1844-1845

Concepteur de la construction :
  • Olivier Fréchette
    (entrepreneur)
Propriétaire constructeur :
  • George-Étienne Cartier (avocat)
    (propriétaire du 1842-06-13 au 1873-05-20)
    Informations biographiques disponibles pour l'année 1849
    Après le décès de Cartier en 1873, la succession (c'est-à-dire les légataires fiduciaires qui administrent à long terme certains biens de la succession conformément au testament) vendent cette propriété en 1953.
Locataire ou autre
usager d'origine :
  • Joseph Nickless
    (locataire du 1845-05-01 au 1848-01-15)
    Le bail consenti par George-Étienne Cartier à Joseph Nickless est d’une durée de cinq ans. Le locataire décède cependant en 1847. Son curateur s’entend alors avec Cartier pour annuler le bail à compter du 15 janvier 1848.
Commentaire sur la construction

Marché de construction, notaire J. Belle, 22 février 1844.
L’entrepreneur Olivier Fréchette engage les maçons François-Xavier Boucher et Michel Bro dit Pominville pour effectuer les ouvrages de maçonnerie. Un bail portant sur une partie de la maison-magasin mentionne que le bâtiment sera terminé pour le premier mai 1845 (notaire J. Belle, 14 février 1845).

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Fonction(s) d'origine et type particulier  
 
Fonction(s) générale(s) :
  • habitation
  • commerce
Type particulier de bâtiment :
  • maison-magasin
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Autres travaux – Modifications  
 
Travaux 1 :
    Date des travaux : vers 1900
    (avant 1909)
    Disparition d'une toiture en pente ou mansardée.

    Le comble d'origine est remplacé par un toit plat.
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Autres propriétaires ou locataires (sélectif)  
 
Locataires :
  • Pharmacie du Dr. Picault (pharmacie)
    (locataire de 1848 à 1869)
    Informations disponibles pour l'année 1873
  • Uldéric Gauthier (hôtelier)
    (locataire de v. 1900 à v. 1925)
  • Louis Bissonnette (marchand de tabac)
    (locataire de v. 1920 à v. 1940)
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Protections patrimoniales du bâtiment  
 
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivante :
  • Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Vieux-Montréal (juridiction municipale)
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Numéros de référence  
 
Bâtiment :

0040-68-6993-00

Propriété :

0040-68-6993
Fiche 1 de 1 sur cette propriété

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Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
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