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FICHE D'UN BÂTIMENT |
| Cliquez sur l'image, pour une version agrandie. |
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Le refuge Notre-Dame de la Merci, en 1925. L'Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu au Canada, 1947, p.77 |
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L'hospice de Notre-Dame de la Merci. L'Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu au Canada, 1947, p.124 |
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Les termes
précédés d'un
sont définis au glossaire. |
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Nom du bâtiment : |
Refuge Notre-Dame-de-la-Merci |
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Autre appellation : |
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Adresse civique : |
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| Construction : |
1931 |
| Plans de localisation
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| Caractères physiques : |
- Nombre d'étages : 4
- Matériau dominant : pierre
- Type de toit principal : plat
Pour plus d'information sur les caractères physiques du bâtiment, veuillez consulter le relevé des
caractères physiques.
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| Pierre
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- Premier niveau : calcaire gris non identifié, mais probablement de la pierre grise de Montréal provenant d'une carrière du nord de l'île de Montréal ou de l'île Jésus.
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Ce bâtiment fait partie de l'ensemble suivant : |
- Porte du Ciel
Histoire de l'ensemble Ensemble créé au XXe siècle, qui comprend un bâtiment principal reconstruit à partir d'une structure du XIXe siècle, ainsi qu'un autre édifice, plus ancien, qui comptait plusieurs logements autrefois, et qui a été intégré à l'ensemble tout en gardant sa volumétrie d'origine (mais avec une façade modifiée par le changement de fonction). La Porte du Ciel, institution qui recevait des femmes âgées démunies de 1957 à 1992 (devenue un centre de ressourcement spirituel par la suite), avait repris en 1957 un bâtiment utilisé auparavant par l'hôpital Notre-Dame-de-la-Merci, qui logeait et soignait des hommes âgés indigents.
Cliquez sur le nom de l'ensemble pour obtenir la liste des bâtiments de cet ensemble. |
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| En 1930, le journaliste Olivar Asselin, alors secrétaire du Refuge de Notre-Dame-de-la-Merci, invite les bienfaiteurs à l'assemblée générale annuelle du Refuge. Cette œuvre charitable qui s'occupe d'hospitalisation et d'hébergement de la vieillesse indigente a été mise sur pied en 1915 par Achille David, « un communiste chrétien » selon Asselin, qui réussissait tant bien que mal à loger les malades particulièrement démunis. À cause du manque d'argent chronique, ceux-ci étaient expulsés régulièrement de ces locaux de fortune. En 1923, Achille David loue de la succession Molson deux étages de l'immeuble situé au 459 de la rue Saint-Paul Est. Il y installe ses pensionnaires mais rapidement, il lui devient impossible de payer le loyer.
En 1925, Olivar Asselin, qu'Achille David avait rencontré par hasard l'année précédente, devient la cheville ouvrière du renouveau de cette œuvre en prenant la responsabilité de secrétaire du Refuge Notre-Dame-de-la-Merci. Il sensibilise le public à cette cause, met sur pied un conseil d'administration composé de personnes influentes et demande aux Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu de prendre en charge cette institution. Ceux-ci arrivent en 1927 en provenance de Lyon. Grâce à cette nouvelle équipe, les finances sont remises sur pied et on peut même acheter l'édifice. À cette même époque, le conseil d'administration doit louer la maison de pierre voisine pour loger les Frères. Cette maison délabrée est alors rénovée et leur sert de premier noviciat.
Au Refuge, les demandes d'admission se multiplient et les places deviennent de plus en plus restreintes. On projette donc en 1929 de construire l'hôpital Notre-Dame-de-la-Merci sur le boulevard Gouin à Rivière-des-Prairies. Cet édifice, oeuvre des architectes J.-Omer Marchand et de Joseph Sawyer, sera terminé en 1932 et pourra accueillir 400 vieillards nécessiteux. Au moment où les Oeuvres de Notre-Dame-de-la-Merci sont en pleine expansion, en février 1931 un incendie endommage sérieusement l'édifice de la rue Saint-Paul.On profitera de l'occasion pour rendre l'édifice à l'épreuve du feu et on fait encore appel à l'architecte J.-Omer Marchand. Il proposera des transformations majeures qui lui donneront son apparence actuelle. L'édifice pourra alors loger plus de 200 hommes dans le besoin, vieillards, invalides ou infirmes.
En 1956, le cardinal Paul-Émile Léger confie aux Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu la direction et l'organisation de l'hôpital Saint-Charles-Borromée. Le Refuge cède alors sa place à l'hôpital Porte du ciel, nom donné par le cardinal. L'année suivante, les Servantes de Marie-Immaculée prendront en charge cet édifice pour desservir cette fois-ci une clientèle de femmes âgées et démunies. Elles inaugurent leur prise de possession par une corvée faisant appel à des plâtriers, menuisiers, plombiers et électriciens bénévoles qui apportent leurs outils pour faire un grand ménage dans l'édifice. Une chapelle, quatre grandes salles et les étages supérieurs accueilleront les femmes malades et indigentes. Voir aussi les informations sur le ou les ensembles dont ce bâtiment fait partie. |
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©Ville de Montréal, vers 1995. Cliquez sur le dessin pour une version agrandie. |
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photographie Denis Tremblay, 1998 |
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Date de construction : |
1931 |
Concepteur de la construction : |
- Jean-Omer Marchand
(architecte)
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Propriétaire constructeur
: |
- Refuge Notre-Dame-de-la-Merci
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| Commentaire sur la construction Avant 1923, ce bâtiment aurait servi de brasserie, de pension pour les débardeurs et de fabrique de munitions.Cet immeuble du XIXe siècle a été modifié en 1931 à la suite d'un incendie. La volumétrie actuelle date de cette époque. Des travaux ont encore eu lieu plus tard, sous le contrôle de la Porte du Ciel (1957). Une plaque à l'entrée donne les dates 1957-1982. |
Fonction(s) spécifique(s) : | |
Fonction(s) générale(s) : | - habitation
- édifice public ou institution
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| Protections patrimoniales du bâtiment |
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Le bâtiment est situé dans les secteurs protégés suivants :- Arrondissement historique de Montréal (Vieux-Montréal) (1964-01-08) (juridiction provinciale)
- Secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Vieux-Montréal (juridiction municipale)
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Numéros de référence |
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Bâtiment
: |
0041-70-5003-02 |
Propriété
: |
0041-70-5003 Fiche 2 de 2 sur cette propriété
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| Pour plus d'informations... |
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Pour plus d'information sur l'histoire
ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :
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