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FICHE D'UN BÂTIMENT 
Identification  
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©Denis Tremblay, 2007
 

©Ville de Montréal, vers 1995.
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L'hôtel Riendeau vers 1904.
Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Albums Massicotte. 2-179-d (détail).
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Hôtel Riendeau

Autres appellations :
  • Édifice Joseph Roy
  • Hôtel Iroquois
  • Hôtel Richelieu
  • Hôtel Saint-Nicolas
  • Hôtel Taft
  • St. Nicolas Hall
Adresse civique :
Construction et  
modifications majeures :

1852-1853/ 1881 / 1893 / 1922 

Plans de localisation :
Caractères physiques :
  • Nombre d'étages : 5
  • Matériau dominant : pierre
  • Type de toit principal : plat

Pour plus d'information sur les caractères physiques du bâtiment, veuillez consulter le relevé des caractères physiques.

Pierre :

En l'absence d'une mention de confirmation, l’identification « pierre grise de Montréal [calcaire] » est présumée d’après l’apparence et l’époque d’utilisation.

Ce bâtiment fait partie
de l'ensemble suivant :
  • Hôtel Richelieu
    Histoire de l'ensemble
    Deux bâtiments (443 Saint-Vincent et 452-454 place Jacques-Cartier) qui, avec un troisième immeuble disparu, ont fait partie à la fin du XIXe siècle, de l'hôtel Richelieu alors célèbre. Des trois immeubles, seul le 443 Saint-Vincent a appartenu au propriétaire de l'hôtel Richelieu, les deux autres bâtiments étant loués.

Cliquez sur le nom de l'ensemble pour obtenir la liste des bâtiments de cet ensemble.

Avertissement :

Le rôle foncier donne comme numéros civiques 446-454.

Dès sa construction, l'immeuble est occupé en entier par l'hôtel Saint-Nicolas. Or, pour une raison obscure, certains auteurs attribuent par erreur ce nom au bâtiment situé sur le lot voisin, au 444-448 place Jacques-Cartier.

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Histoire du bâtiment  
 

Construit par Joseph Roy de 1852 à 1853 sur les ruines d'une ancienne auberge, ce bâtiment de quatre étages en pierre de taille est aussitôt occupé par l'hôtel Saint-Nicolas. Loué de 1862 à 1869 comme mess des Grenadiers (St. Nicolas Hall), il connaît par la suite diverses affectations: auberge, bureaux de professionnels, École des Arts et Design.

En 1879, l'immeuble est intégré à l'hôtel Richelieu de la rue Saint-Vincent, tenu par Isidore Brien dit Durocher. Après une faillite en 1890, la partie de l'hôtel située sur la place Jacques-Cartier passe aux mains de Joseph Riendeau et prend le nom de son nouveau propriétaire. En 1902, la propriété est vendue par Rouer Roy, le fils de Joseph Roy, et le fonds de commerce est acheté par Joseph Arthur Tanguay. De 1902 à 1910, l'hôtel Riendeau occupe également trois étages de l'immeuble adjacent (444-448 place Jacques-Cartier).

Malgré un incendie en janvier 1912, les activités se poursuivent jusqu'en 1922, date à laquelle le commerce est vendu à Hermas Gariépy et adopte le nom d'Hôtel Iroquois. Un cinquième étage est alors ajouté au bâtiment. En 1928, la famille Gariépy acquiert le terrain et l'immeuble.

La propriété en entier est vendue en 1943 et l'hôtel prend le nom de Taft. Il redevient l'Hôtel Iroquois quand, en 1968, Léo Ruelland, déjà propriétaire de l'hôtel voisin le Plaza (444-448 place Jacques-Cartier), l'achète. Dorénavant, les deux lots connaissent une propriété commune. En 1984, la fonction d'hôtellerie cesse et l'immeuble, rénové en bureaux, est loué à divers ministères du gouvernement du Québec.

Voir aussi les informations sur le ou les ensembles dont ce bâtiment fait partie.

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photographie Denis Tremblay, 1998
 
 
Architecture  
 

Selon une illustration parue le 31 mai 1879 dans le Canadian Illustrated News et un bail notarié de 1881, l'immeuble en pierre de taille possède trois étages et un toit à faible pente à deux eaux. Par contre, une photographie de 1866 prise par William Notman montre clairement que l'immeuble possède quatre étages et demi, avec un toit mansardé surmonté d'une tourelle. Le contenu de la légende inscrite au bas de cette photographie est corroborée par les rôles d'évaluation. Il est donc probable que la tourelle visible sur la photographie ci-dessus de 1904 soit d'origine.

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Construction initiale  
 
Date de construction :

1852-1853

Propriétaire constructeur :
  • Joseph Roy (artisan, commerçant)
    (propriétaire du 1803-10-27 à 1885)
    Né en 1771 à Saint-Henri-de-Mascouche, artisan sculpteur installé à Montréal vers 1800, Joseph Roy ouvre un commerce d'articles religieux sur la rue Saint-Paul vers 1803. Élu au premier conseil municipal en 1833, patriote modéré et juge de paix, il refuse le poste de maire de Montréal en 1842. Son commerce brûle à la fin de l'été 1852, au moment où il entreprend la construction du présent bâtiment. Il décède le 31 juillet 1856 à l'âge de 85 ans. Le bâtiment demeure la propriété de la succession de Joseph Roy, composée de ses fils Euclide et Rouer Roy, jusqu'à une saisie pour faillite en 1885.
Locataire ou autre
usager d'origine :
  • Hôtel Saint-Nicolas (auberge)
    (locataire de 1853 à 1862)
    Le premier gérant de l'hôtel Saint-Nicolas est F. P. Levine, ancien tenancier du Exchange Coffee House. Il est remplacé vers 1857 par Aimé Béliveau (gérant de l'hôtel Richelieu en 1865), puis vers 1859 par Charles Comte.
Commentaire sur la construction

Certains auteurs donnent 1855 comme fin des travaux de construction, en se basant sur le testament de Joseph Roy. Or, la lecture du testament ne révèle aucun renseignement de ce genre. De plus, dans le Lovell, le locataire en 1855 est présent dans l'immeuble dès 1853.

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Fonction(s) d'origine et type particulier  
 
Fonction(s) spécifique(s) :
  • hôtel
    80 % de la valeur locative est affectée par la taxe sur les auberges. Le reste du loyer correspond au logement de l'aubergiste.
  • logements
Fonction(s) générale(s) :
  • commerce
  • habitation
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Autres travaux – Modifications  
 
Travaux 1 :
    Date des travaux : 1881

    Modification de la façade au niveau du rez-de-chaussée, consolidation de la structure et réfection de la toiture.
    Selon le bail signé devant notaire (Louis Pépin, minute 5192) entre la succession de Joseph Roy et le locataire Isidore Brien dit Durocher (Hôtel Richelieu), le locataire s'engage à refaire l'entrée du bâtiment, et le propriétaire s'engage à fournir huit colonnes en fonte afin de consolider la structure du bâtiment. De plus, le propriétaire doit refaire le toit en pente à deux eaux en remplaçant le métal par de la tôle galvanisée no 28 sur baguette.

Travaux 2 :
    Date des travaux : 1893

    Réfection de la façade au rez-de-chaussée. Déplacement de la porte d'entrée principale d'une travée.
    Basée sur divers documents iconographiques et un permis de construction retrouvé dans le Prix Courant (volume 11, numéro 26, page 11).
    Travaux conçus par les architectes Gaudias et Simard et réalisés par les maçons Prévost et Sénécal et le charpentier menuisier C M Laurier. Par contre, selon
    Pinard, ce permis fait plutôt référence à une nouvelle façade concue par Amos et Cox, ce qui est une erreur.
Travaux 3 :
    Date des travaux : 1922
    Modification à la volumétrie verticale du bâtiment.
    Ajout d'un ou de plusieurs étages au bâtiment.
    Disparition d'une toiture en pente ou mansardée.

    Ajout d'un étage surmonté d'un toit plat. Destruction de l'ancienne toiture en pente et du dôme.
    Basée sur divers documents iconographiques et un permis de construction retrouvé dans le Prix Courant (volume 35, numéro 6, page 52, février 1922). Travaux conçus par l'architecte Raoul Gariépy.
    D'autres travaux, essentiellement de modifications intérieures et de consolidation de la structure, auront lieu en 1951 et en 1984.
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Autres propriétaires ou locataires (sélectif)  
 
Propriétaires :
  • Rouer Roy
    (propriétaire du 1886-10-05 au 1902-04-02)
    Rouer Roy, un des deux fils de Joseph Roy, devient l'unique propriétaire en 1886, après que son beau-père, l'ancien maire de Montréal Jean-Louis Beaudry, ait racheté la propriété l'année précédente lors d'une vente aux enchères. Avocat de la ville de Montréal, Rouer Roy décède le 27 juillet 1905, trois ans après avoir vendu le présent immeuble au notaire et échevin André H. Saint-Denis et à l'inspecteur d'assurances Philippe Laferrière.
  • Hermas Gariépy (hôtelier)
    (propriétaire du 1928-05-02 au 1943-10-26)
    Locataire depuis 1922 comme propriétaire du fonds de commerce de l'hôtel Iroquois, Hermas Gariépy devient propriétaire de l'immeuble peu avant sa mort. En 1936, sa succession transfère le terrain, le bâtiment et le fonds de commerce à "Hôtel Iroquois Ltée", une entreprise sous le contrôle de la famille Gariépy.
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Protections patrimoniales du bâtiment  
 
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivante :
  • Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Vieux-Montréal (juridiction municipale)
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Numéros de référence  
 
Bâtiment :

0040-56-6856-01

Propriété :

0040-56-6856
Fiche 1 de 3 sur cette propriété

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Pour plus d'informations...  
 

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
veuillez consulter les sources suivantes :

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