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FICHE D'UN BÂTIMENT 
Identification  
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La façade et l'élévation latérale vues de la rue Notre-Dame.
©Denis Tremblay, 2015
 
La maison-magasin en 1836 alors qu'elle est occupée par les marchands Kidd, McCormack & Company.
©Université de Montréal, Division des archives, Collection Baby, Gravures, P58, FG000352.
 
L'immeuble vers 1910, coiffé de son toit brisé.
©Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Albums de rues E.Z. Massicotte, notice : 00022731643 (MAS 3-175-e) (détail).
Les termes précédés d'un sont définis au glossaire.
Nom du bâtiment :

Maison-magasin Lawrence-Kidd

Adresses civiques :
Construction et  
modifications majeures :

vers 1830/ vers 1875 / vers 1990 

Plans de localisation :
Caractères physiques :
  • Nombre d'étages : 3
  • Matériau dominant : pierre
  • Type de toit principal : toit brisé

Pour plus d'information sur les caractères physiques du bâtiment, veuillez consulter le relevé des caractères physiques.

Pierre :

En l'absence d'une mention de confirmation, l’identification « pierre grise de Montréal [calcaire] » est présumée d’après l’apparence et l’époque d’utilisation.

Ce bâtiment fait partie
de l'ensemble suivant :

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Histoire du bâtiment  
 

C’est vraisemblablement vers 1830 que le marchand Lawrence Kidd fait remplacer ou modifier une vieille maison de pierres par cette maison-magasin de deux étages (incluant le rez-de-chaussée), sur un emplacement qu’il avait acquis en 1824. Une gravure, datée de janvier 1836, montre bien l’apparence qu’avait alors le bâtiment occupé par les marchands Kidd, McCormack & Company. Lawrence Kidd décède en 1843 laissant ses biens à sa fille, Jean Kidd, épouse de William McCormack.

Cette maison-magasin est conçue pour accueillir au rez-de-chaussée des commerces et à l’étage des logements. Le dentiste John Horatio Webster y est installé de 1847 à 1849 et le 20 février 1847 il y administre avec le dentiste Horace Nelson la première anesthésie à l'éther au Québec. Après qu'il ait déménagé sa résidence ailleurs puis son cabinet dans un immeuble voisin en 1850, un épicier prend place. Le rez-de-chaussée est ensuite l’hôte, à compter des années 1850 jusqu’à la fin de la décennie 1910, de tavernes et de restaurants, notamment le Princess Louise à compter de 1880. Des travaux auraient lieu dans les années 1860 ou 1870, suivant le style révélé plus tard par une photographie. Le toit en L à versants droits est remplacé par un comble mansardé coiffé d'un toit brisé, et des linteaux décoratifs sont ajoutés aux fenêtres (ils seront enlevés plus tard). Entre-temps, en 1872, la maison-magasin devient la propriété de l'hôtelière Mathilde Barrette, mariée à William Irvine. Elle loue le rez-de-chaussée aux restaurateurs successifs. Lorsqu'en 1880 elle loue à celui qui ouvrira le Princess Louise, il est fait mention de travaux en cours à ce niveau; peut-être s'agit-il d'une nouvelle devanture avec de plus larges vitrines. En somme, il y a des travaux marquants vers 1875, peut-être en deux phases, avant et après l'acquisition par Mathilde Barrette. Cette dernière étant décédée vers 1903, ses héritiers conservent l’immeuble jusqu’en 1927.

Bien que des logements occupent toujours l’étage, le rez-de-chaussée change de vocation et abrite entre autres un magasin de chaussures dans les années 1920. À la fin de cette décennie, Charles-Odilon Beauchemin fils acquiert l’immeuble dont il sera le propriétaire pour 48 ans. Un commerçant de partitions de musique et un importateur de machines enregistreuses occupent les lieux au cours des deux décennies suivantes. En 1949, le General Surplus Store, un magasin de surplus d’armée, s’y installe jusqu’aux années 1980.

Des rénovations commencées vers 1990 s'accompagnent d'une transformation en copropriété qui comprend également le bâtiment de gauche, rue Notre-Dame, et celui de la rue Saint-Jean-Baptiste. En 2015, un restaurant occupe le rez-de-chaussée tandis que les étages font partie de la copropriété comprenant des bureaux et un appartement.

Voir aussi les informations sur le ou les ensembles dont ce bâtiment fait partie.

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©Denis Tremblay, 2008
 
Élévation principale.
©Ville de Montréal, vers 1995.
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une version agrandie.
 
Élévation latérale droite.
©Ville de Montréal, vers 1995.
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une version agrandie.
 
Architecture  
 

Bien qu'ayant subi des transformations importantes au cours de son histoire, le bâtiment conserve toujours des composantes qui correspondent à la mixité fonctionnelle d'une maison-magasin du Vieux-Montréal, avec un rez-de-chaussée clairement commercial, un étage supérieur en pierre de taille traité simplement et un étage de comble. La pierre visible en façade, aux assises régulières, témoigne quant à elle de la construction des années 1830.

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photographie Denis Tremblay, 1998
 
 
Construction initiale  
 
Date de construction :

vers 1830

Propriétaire constructeur :
  • Lawrence Kidd (marchand)
    (propriétaire du 1824-05-05 à 1843)
    Kidd décède en 1843 laissant ses biens à sa fille, Jean Kidd, épouse de William McCormack. La famille vendra l’immeuble le 12 avril 1866. Il est fort probable que le commerce du propriétaire, Kidd, McCormack & Company occupe les lieux dès la construction.
Commentaire sur la construction

Bien qu’une maison de deux étages soit bâtie dès les années 1810 sur cet emplacement, le traitement de la pierre de l’immeuble actuel suggère une construction vers 1830. Une gravure parue au mois de janvier 1836 nous confirme l’existence du bâtiment à ce moment.

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Fonction(s) d'origine et type particulier  
 
Fonction(s) générale(s) :
  • habitation
  • commerce
Type particulier de bâtiment :
  • maison-magasin
Commentaire

L'apparence et la fonctionnalité de maison-magasin proviennent de la construction d'origine ainsi que de la modification subséquente du rez-de-chaussée.

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Autres travaux – Modifications  
 
Travaux 1 :
    Date des travaux : vers 1875
    (entre 1860 et 1880)
    Modification à la volumétrie verticale du bâtiment.
    Ajout d'un ou de plusieurs étages au bâtiment.

    Transformation de la toiture à versants droits par un comble mansardé coiffé d'un toit brisé. Le style de décor que montre une photo prise vers 1910 comprend des détails courants vers 1865-1870. Peut-être que la devanture du rez-de-chaussée est modifiée en même temps, avec de plus grandes vitrines, mais cette modification peut aussi être un peu plus tardive, car un bail commercial fera mention de travaux à ce niveau en 1880.
Travaux 2 :
    Date des travaux : vers 1990
    Restauration ou recyclage du bâtiment.

    L’immeuble fait l’objet de travaux de restauration pour lesquels sont accordées des subventions.
    Le bâtiment et son voisin de gauche sont transformés en une même copropriété, la majeure partie de l'ensemble étant convertie en bureaux.
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Autres propriétaires ou locataires (sélectif)  
 
Propriétaires :
  • Mathilde Barrette (hôtelière)
    (propriétaire du 1872-02-16 à v. 1903)
    Mathilde Barrette, épouse de William Irvine, achète la propriété voisine en 1891 et apporte des modifications aux dépendances sur la partie arrière des deux emplacements. Elle occupe un logement à l’étage de cette maison-magasin vers 1895. Elle décède vers 1903 et sa succession conserve la propriété jusqu’au 11 mai 1927.
  • Charles-Odilon Beauchemin (fils) (rentier)
    (propriétaire du 1927-05-11 au 1975-12-15)
    Beauchemin est membre de la célèbre famille d'imprimeurs.
Locataires :
  • John Horatio Webster (dentiste)
    (locataire de 1847 à 1849)
    Selon les annuaires McKay, il y est installé à compter de 1847 avec cet immeuble pour seule adresse. Il y tient encore son cabinet en 1848 et 1849 tout en ayant une autre adresse de résidence. Au Canada, après qu'une première anesthésie à l'éther ait eu lieu au Nouveau-Brunswick en janvier 1847 (à tout le moins la première documentée), la seconde le serait dans ce bâtiment le 20 février 1847. Ce serait la première administrée au Canada par un Canadien, et la toute première au Québec, toutes professions confondues. L'assistant chirurgical de Webster, Horace Nelson, rapportera plus tard ses expériences dans le domaine, menées dès janvier 1847. Les dentistes Nelson et Webster sont donc des pionniers de l'anesthésie au Canada et au Québec.
  • General Surplus Store (magasin de surplus d’armée)
    (locataire de 1949 à v. 1980)
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Protections patrimoniales du bâtiment  
 
Le bâtiment est protégé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis le 19 octobre 2012, par le statut suivant :
  • Situé dans le site patrimonial de Montréal (Vieux-Montréal) (déclaré).
    Anciennement un arrondissement historique (1964-01-08) (juridiction provinciale)
Le bâtiment est identifié aux documents d'évaluation du patrimoine urbain dans la catégorie suivante :
  • Situé dans un secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Vieux-Montréal (juridiction municipale)
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Numéros de référence  
 
Bâtiment :

0040-45-6212-02

Propriété :

0040-45-6212
Fiche 2 de 3 sur cette propriété

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Pour plus d'informations...  
 

Pour plus d'information sur l'histoire ou l'architecture du bâtiment,
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