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© Ville de Montréal, 1999
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© Ville de Montréal, 1999
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Nom de l'oeuvre : |
Monument à John Young
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Auteur : |
- Louis-Philippe Hébert en collaboration avec Edward et William S. Maxwell, architectes
Informations concernant la carrière
du concepteur Louis-Philippe Hébert
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| Année
d'installation : |
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Emplacement : |
- rue de la Commune Ouest
au point de rencontre des rues Saint-Pierre et d'Youville, devant l'édifice Allan, siège social de la Société du Vieux-Port de Montréal (333 rue de la Commune Ouest)
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| Propriétaire : |
- Ville de Montréal, collection municipale d'art public
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| En 1908, le John Young Memorial Committee, soutenu par le gouvernement canadien et par la Commission du Havre de Montréal, voit à la réalisation du monument qui doit rappeller le rôle majeur de John Young dans l'évolution du port de Montréal. Le sculpteur Louis-Philippe Hébert conçoit les éléments de bronze et les fait couler par les établissements métallurgiques Durenne à Paris. À cette époque, il est fréquent que les sculpteurs s'adressent à des ateliers européens pour l'exécution des pièces de bronze. La conception du piédestal et du bassin est confiée à l'architecte montréalais William Sutherland Maxwell. Le monument, est installé en 1908, sur l'éperon de la pointe à Callière. Le dévoilement officiel aura lieu le 4 octobre 1911, l'année du centième anniversaire de naissance de John Young.
En 1952, on déplace légèrement le monument vers l'intérieur de la pointe à Callière, après que l'immeuble qui occupait cet espace ait été démoli (emplacement actuel du bâtiment contemporain de Pointe-à-Callière). En 1991, on le retire lors de la construction du musée d'archéologie et d'histoire de Montréal. La Ville de Montréal profite de ce retrait pour exécuter une restauration complète des bronzes et de la maçonnerie de l'œuvre. Finalement, l'ensemble est réinstallé en 1997 devant l'édifice Allan, sur une autre pointe, plus à l'ouest.
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| Le monument se compose de deux sculptures de bronze de format monumental et de deux éléments décoratifs, répartis sur un piédestal qui surplombe un bassin en granit. La statue de John Young domine au sommet, debout dans une attitude fixe, les bras repliés. À la base, une figure allégorique du dieu Fleuve, à demi assis en bordure du bassin, déverse l'eau d'une urne dans ce dernier. Deux proues de navire qui semblent couper une vague sont greffées aux côtés du piédestal.
Dimensions : La statue de John Young mesure 2,9 mètres de hauteur. Celle du dieu Fleuve atteint 2,75 mètres de long.
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John Young (1811-1878) est représenté, de façon réaliste, comme un prototype de l'homme visionnaire et déterminé. Marchand et entrepreneur très énergique, aux opinions tranchées, souvent contesté, il fut actif à la Commission du havre entre 1850 et 1878, année de sa mort. Il occupa la présidence de la Commission de 1853 à 1866. Il s'employa à faire améliorer les installations portuaires et les accès au port de Montréal, mesures qui eurent un effet décisif sur l'augmentation du tonnage.
Le dieu Fleuve déverse quant à lui ses eaux séculaires dans une attitude très différente, entre la nonchalance et l'effort musculaire requis pour maintenir l'urne en place, de toute éternité. Entre Young et le dieu, entre réalisme et symbolisme, les proues de navire qui fendent l'eau fournissent une métaphore plus explicite.
Les différences de traitement dans les attitudes opposées de Young et du dieu, comme dans le réalisme de l'un par rapport au symbolisme de l'autre, sont accentuées par la disposition des sculptures. Toutefois, malgré les différences de traitement et malgré une certaine dispersion physique dans l'espace du monument, les éléments de bronze trouvent un appui mutuel dans la conception du plan architectural de l'ensemble piédestal-bassin. La mise en scène sur le vaste support fait apparaître une correspondance entre les sculptures et met à jour la vigueur du lien qui existe entre elles : la force intérieure noble et tranquille du personnage principal se positionne comme la pièce centrale de l'énergie mouvante et dynamique de l'eau, des navires et du fleuve qui se matérialise tout autour d'elle.
La relocalisation, en 1997, du monument devant l'édifice Allan est particulièrement stratégique. De là, Young regarde le port, vers l'est, et voisine, de dos, l'immeuble construit en 1858 pour abriter le siège social de la Montreal Ocean Steamship Company, l'importante compagnie de transport maritime des frères Hugh et Andrew Allan, avec qui Young entretenait des relations d'affaires, tout en attaquant Hugh Allan publiquement, de façon régulière. L'édifice Allan est aujourd'hui occupé par la Société du Vieux-Port de Montréal. L'édifice voisin, dit des Commissaires, fut construit en 1875 pour abriter la Commission du Havre de Montréal dont Young faisait alors partie. La Commission y est longtemps demeurée, suivie par le Conseil des Ports nationaux, jusqu'en 1969. Ce voisinage est un exemple de destination appropriée pour la réinstallation d'un monument commémoratif.
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