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Jour 3 – mercredi 8 octobre 2003
Les atelier
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| Atelier
9 : ONU-Habitat – mission et projets |
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Lors de cet atelier
animé par monsieur Martin Wexler, Chef de
division à la direction de l’habitation du Service du
développement économique et du développement
urbain de la Ville de Montréal, madame Axumite Gebre-Egziabher
explique la nécessité de convergence et de consultation
internationale entre villes historiques et instances onusiennes. Géographe,
docteur en planification du développement et spécialiste
en économie politique de l’urbanisation, madame Gebre-Egziabher
est directrice du bureau de New York de ONU-Habitat, et cumule plus
de 25 ans d’expérience en matière de développement
régional et d’habitation. |
| Créé en 1978 et présentement
actif dans 54 pays de tous les continents, le Programme des Nations
Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) a pour
mission de favoriser les établissements humains durables
et de mettre sur pied des programmes d’abris adéquats.
Sous le thème « L’eau et l’hygiène »,
le programme de cette année vise à améliorer
la situation sanitaire de plus de 100 millions de personnes et,
plus spécifiquement, celle des résidants des bidonvilles,
d’ici 2020.
« Notre stratégie prône la conscientisation
en regard de l’importance d’établir des lieux
de résidence adéquats et durables, tant en milieu
rural qu’urbain. Un désastre nous guette à court
terme si on ne s’occupe pas du développement urbain.
En Asie, comme en Amérique latine, l’exode vers les
villes est gigantesque et précipité »,
de préciser madame Gebre-Egziabher.
ONU-Habitat préconise la planification participative et
la coopération avec les autorités nationales et locales
de chacun des pays faisant l’objet d’une intervention.
« Partenariat et participation » constituent
d’ailleurs deux objectifs primordiaux du programme, et ses
principaux partenaires sont :
- Les autorités locales, dont le rôle est vital
en matière d’éducation et de mobilisation
du public;
- WACLAC (World Association of Cities and Local Authorities Coordination),
formée pour accroître le rôle des autorités
locales;
- Le Conseil consultatif sur les gouvernements locaux (UNACLA);
- Les ONG, les parlementaires, les sociétés privées
et les fondations.
La collaboration de la Ligue des villes historiques est fortement
encouragée, car elle met en valeur l’importance de
l’habitat eu égard au patrimoine bâti, et fait
la promotion des valeurs et principes qui s’y rattachent.
« Le logement adéquat pour
tous fait partie de la notion de patrimoine bâti.
Le programme ONU-Habitat souhaite l’appui des villes historiques
parce qu’elles partagent notre réflexion et notre stratégie. »
Axumite Gebre-Egziabher
Directrice du bureau de New York de ONU-Habitat
http://www.unhabitat.org/ |
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| Atelier
10 : Sites Internet du Vieux-Montréal et du patrimoine montréalais |
Les inventaires patrimoniaux sont
un outil essentiel à la connaissance, la préservation
et la bonne gestion du patrimoine urbain. Ils peuvent aussi, quand
ils sont accessibles à tous, être outils de choix éclairés
et de démocratie. Leur transcription en bases de données
informatiques et leur diffusion via le réseau Internet ouvrent
des possibilités exponentielles à la recherche comparative
et aux échanges internationaux.
Deux inventaires patrimoniaux en interrelation et diffusés
sur Internet sont présentés, à titre d’exemple,
par Anne-Marie Dufour, architecte spécialisée
en patrimoine et coordonnatrice du projet Internet de l’inventaire
du patrimoine montréalais à la Division du patrimoine
et de la toponymie de la Ville de Montréal, et l’historien
Gilles Lauzon, chargé de recherche à
la Société de développement de Montréal
et coordonnateur des inventaires patrimoniaux du site Internet du
Vieux-Montréal. |
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| Le [www.vieux.montreal.qc.ca],
conçu en 1998, sous l’égide de la Société
de développement de Montréal et du ministère
de la Culture et des Communications du Québec, visait d’abord
à diffuser de l’information « grand public »
sur l’histoire et le patrimoine du quartier historique. Il
s’est toutefois rapidement enrichi d’un inventaire architectural
plus technique et surtout destiné aux intervenants professionnels,
ainsi que d’informations historiques sur les bâtisseurs
et artisans, les vestiges archéologiques, l’art public,
les rues et places, les personnages et sociétés historiques,
fort utiles aux curieux, aux experts et aux intervenants du milieu
scolaire.
Le site Inventaire architectural de Montréal : Base
de données sur le patrimoine [www.ville.montreal.qc.ca/patrimoine]
officiellement lancé le 19 juin dernier, fut réalisé
dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel
intervenue entre le ministère de la Culture et des Communications
du Québec et la Ville de Montréal.
Ce site ne s’attache pas aux seuls grands monuments. Il met
au contraire l’accent sur les bâtiments envers lesquels
les citoyens ont des obligations particulières (propriété,
appartenance historique, appropriation culturelle) en matière
de protection du patrimoine. Il facilite les rapports du citoyen
avec l’administration provinciale et municipale en lui fournissant
tous les renseignements afférents aux demandes de permis,
aux règles et interdits, aux recommandations d’experts
et aux subventions. Inventaire sélectif de bâtiments
et de secteurs sous protection, ce site dépasse largement
les limites du Vieux-Montréal et reflète la diversité
du patrimoine montréalais.
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| Atelier
11 : Interrelation des bases de données patrimoniales sur
Internet |
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La mise en relation
des bases de données est désormais incontournable si
l’on veut avoir accès à une information exhaustive
et à une vision globale et cohérente des inventaires
patrimoniaux des villes, régions et pays du monde. |
Voué à l’identification,
la promotion et la célébration du patrimoine national,
le Répertoire canadien des lieux patrimoniaux est
une base de données centrale qui utilise une définition
suffisamment vaste pour comporter, comme l’indique Victoria
Angel, responsable de son développement, des bâtiments,
jardins, forteresses, sites archéologiques, silos à
grains, théâtres, églises, arrondissements et
tout autre lieu ayant une importance sur le plan historique. Il
comporte également les Normes et les lignes directrices
pour la conservation des lieux patrimoniaux du Canada qui constituent
la première référence en matière de
principes et pratiques de conservation, et un programme de certification
des lieux patrimoniaux éligibles aux incitatifs financiers.
[http://www.historicplaces.ca/accueil-home_f.asp]
Daniel Lauzon, géographe
et urbaniste attaché à la Direction du patrimoine
du ministère de la Culture et des Communications du Québec,
nous parle de la difficile mais très profitable création
de l’Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France
au Québec. Les chercheurs français et québécois
ont d’abord été confrontés à l’absence
de datation documentée des biens immobiliers inventoriés.
Puis, à l’impossibilité même d’établir
cette datation. La majorité des bâtiments de l’époque
ayant subi de multiples altérations depuis trois siècles,
qu’entendait-on par patrimoine de la Nouvelle-France
? D’autant que les constructions « à la
Française » se sont poursuivies bien au-delà
de la Conquête anglaise. Une étude de cadrage permit
de définir la nature du patrimoine, d’établir
une méthodologie de recherche et de dresser sur base de données
une liste préliminaire des biens. Le recoupement des variables
donna de si bons résultats qu’ils déclenchèrent
une intense collaboration avec le Ministère français
de la culture, le Centre inter-universitaire d’Études
québécoises, l’Université Laval et la
Région Poitou-Charentes. Les recherches se poursuivent. [http://www.memoirenf.cieq.ulaval.ca/Quebec/]
Consultant-concepteur du système des inventaires
patrimoniaux informatisés du Vieux-Montréal et de
Montréal, l’historien et programmeur Léon
Robichaud traite pour sa part de l’interrelation
entre le site [www.vieux.montreal.qc.ca],
dédié au seul arrondissement historique, et le [www.ville.montreal.qc.ca/patrimoine],
site général de la Ville de Montréal, dont
le volet patrimonial comporte un inventaire global de tous les immeubles
et secteurs protégés de son territoire, et, à
ce titre, recoupe le premier. La souplesse des systèmes informatiques
permet désormais de gérer, à partir d’une
seule base de données, deux inventaires poursuivant des objectifs
différents sous deux interfaces tout à fait distinctes.
La complexité structurelle du système a conduit à
la création de types spécifiques de lien, alors que
toute modification des données de base est automatiquement
disponible sur l’une et l’autre composantes. Mieux,
chaque item de la banque centrale étant associé directement
à l’inventaire responsable de sa création et
de sa mise à jour, il sera facile d’y ajouter de nouveaux
inventaires sectoriels qui enrichiront la banque centrale tout en
conservant leur autonomie et leur identité propre.
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